mercredi 23 novembre 2016

Que serait la vie en étant dans l’Être à chaque moment au quotidien ?


Non je ne suis pas rendu à vivre dans la plénitude de l’Être. Mais lorsque je pose la question et attends la réponse dans une ouverture silencieuse, voici l’écho que je reçois. Est-ce vrai ? Est-ce complet comme réponse ? Est-ce qu’il y autre chose de plus subtile encore à découvrir et de plus merveilleux? Ces quelques mots me contentent pour l’instant ! Je ressens leurs vibrations dans toutes les cellules de mon corps. Voici une perspective de vie toute invitante à explorer. Qu’en pensez-vous ?

La vie se déroulerait dans la pleine sérénité. Aucun événement n’apparaitrait lourd et sans issu. Il n’y aurait plus jamais de perte énergétique et le corps serait sans présence de tension. Le flux énergétique du vivant en nous ne serait plus jamais freiné ou bloqué. Les pensées et les émotions seraient tout de même présentes mais il n’y aurait plus aucune attache à celles-ci et plus aucune identification.
 
Le flux de la vie en nous ainsi libéré, nous serions présents à tout ce qui se passe, directement. Ceci nous permettrait d’être plus présents à l’énergie interne et externe. Ainsi, plusieurs messages du vivant qui sont pourtant présents à l’état endormis, seraient maintenant captés. Il y aurait plus de place pour une perception juste de la vie. La nourriture de l’âme telle la joie, la gratitude et l’appréciation augmenteraient et intensifieraient la vitalité de chaque cellule et la lumière vivante en nous. La communication avec les autres serait plus précise et plus attentive.
 
Surtout, il y aurait la présence constante d’une grande stabilité intérieure. Celle-ci nous permettrait de demeurer calme et éclairé en toute circonstance. La réponse à ce qui se présente à nous serait instantanée et ouvrirait aux actions empreintes de sagesse. Nous serions disponible au subtil de la vie et à tout ce qui nous échappait.
 
Nous aurions un sentiment permanent de force intérieur et d’ancrage dans ce qui se passe en cet instant.  Il n’y aurait plus d’attachement à ce qui va advenir ou à ce qui s’est passé. Tout serait. Nous serions illuminés par la vitalité de la vie et des halos de lumière émaneraient de notre présence et même de notre absence. Oui, même à distance nous aurions un impact sur la vie des gens. Il nous serait possible de passer à travers ce qui est perçu par les sens. Être en contact direct avec l’essence de toute chose et de tous les êtres.
 
Nous aurions la capacité d’élever l’énergie des autres pour qu’ils et qu’elles découvrent leur propre source du vivant en eux et en elles. Les objets ne seraient plus seulement des objets, mais la force du vivant perçue directement par notre ouverture interne à ceux-ci. Notre ressenti s’ouvrirait à 360 degré autour de nous (haut-bas-côtés, arrière).
 
Tous les gestes, paroles, actions seraient chargés d’une énergie encore inconnue pour la plupart. Ces manifestations n’auraient plus leur source dans notre tête par des formes pensées, mais émaneraient directement du centre énergétique de notre Être. Il y aurait un très puissant rapport de respect avec tout ce qui se manifeste à nous (interne ou externe).
 
Il y aurait un contact vrai. Le mensonge, les faux fuyants et autres manifestations de l’égo seraient facilement décelables. La vérité serait disponible avec la clarté du cristal. Notre créativité serait présente à son maximum, ainsi que la beauté du cœur, la compréhension, la compassion, tout ceci disponible à la liberté d’expression du vivant. Toutes les actions s’effectueraient dans le rythme de la vie, sans mettre de barrière énergétique à ce qui doit se manifester. Tout ceci et bien d’autres choses encore que l’Être lui-même nous ferait découvrir. Nous avons des limites présentement à expliquer toutes ces choses.
 
Le tableau semble invitant, mais peut-on penser qu’il est humainement possible de réaliser ceci dans notre vie ? Nous sommes humains après tout et sommes habitués à vivre avec ce qu’un humain est. Avec ses hauts et ses bas. Je crois qu’il est possible d’y arriver. Ceci exige cependant d’effectuer une rupture avec ce qui nous conditionne depuis des années. Ceci est un changement d’angle à partir duquel nous évoluons dans notre vie. Plutôt que de continuer à vivre avec ce qui est en avant plan, formes pensées, modèles de comportements, formes émotives, perceptions mentales, il y a un choix de regarder notre vie avec ce qui est l’Être intérieur. Pour le découvrir, nous n’avons qu’à identifier tout ce qui se manifeste à nous, non seulement avec les idées que nous en avons, mais directement par le ressenti intérieur sans la pensée. Ceci exige de la pratique et un choix de changer de référence pour regarder notre vie. C’est à ce prix que nous pouvons découvrir le véritable cœur de l’Être en nous et choisir de vivre dans l’intensité de la lumière de vie.

 


jeudi 10 novembre 2016

Ressentir l'ÊTRE en soi





Et ma tête en ce moment précis demande à cette vibration intérieure : hé! toi ! Qui es-tu ? Pourquoi lorsque je regarde à travers toi tout s’illumine et devient clair, tout prend de l’ampleur et du relief? Le moindre chant d’un oiseau au loin me remplit. Tout à coup, je sens ma présence prendre de l’espace, de l’expansion ? Et tout ceci se passe dans un calme total. Je ressens que je fais partie de tout ce qui m’entoure…je me sens plus vivant plus en présence. Je sais maintenant que ma tête et tout ce qui y circule ne pourra jamais être aussi intense que de vivre en vibration avec ce qui Est.


Mais quel est cet Être intérieur ? Comment peut-on le décrire ? Voici comment j’ai ressenti l’Être en moi un jour d’été où je relaxais calmement dans le solarium à l'arrière de la maison. Voici ce que j’ai noté sur ce ressenti dans ce moment de pure tranquillité.

L’Être est pur, sans défaut, sans qualité, sans désir, sans besoin à combler, sans émotion, sans idée, sans pensée. Il n’a aucun stress. Il ne veut pas non plus le bien d’autrui. Il ne veut rien. Ne veut ni le mal, ni le bien. Il ne se rattache à rien. Il n’a aucune attente envers personne. Il ne cherche pas à se donner de la valeur, il ne veut pas être mieux ou moins bien que personne. Il ne cherche pas la gratification, ni les encouragements. Il ne se nourrit pas à la source d’autrui, ni aux pulsions du corps et de l’esprit. Il est complètement détaché du corps et des pensées de la personne. Il est en rien dépendant ou indépendant des autres. Pour lui, l’orgueil, la convoitise du bien ou de la position d’autrui n’a aucune valeur, aucun sens. Il ne recherche aucune richesse en ce monde. Il sait d’ailleurs que toute richesse est éphémère et sans importance. Il n’a aucune peur envers quoi que ce soit. Il ne craint en rien les tentations ou les tentateurs, car il en est complètement détaché.

Il est d’une blancheur et d’une pureté indescriptible. Il est la vérité, Il EST. Il voit ce qui est au-delà de ce qui semble être. Au-delà du mensonge qui tente de se faire être. Il voit le mensonge, l’escroquerie, il distingue ce qui est faux du vrai.

Cet Être nous habite tout comme nos pensées, nos pulsions, nos craintes et tout ce qui se met en place dans cette pièce de théâtre et les rôles que nous tentons de jouer. Nous avons une liberté de vivre à travers cette vérité ou suivre toutes les tentations et pensées qui nous habitent.

Les personnes qui réussissent à se détacher des illusions de l’existence et à regarder ce monde avec l’Être en eux, sont à même de distinguer le faux du vrai. Vivre dans l’Être c’est se permettre d’avoir une vitalité impossible à vivre par tout autre moyen (pensées ou corps par exemple).

Vivre dans l’Être permet de voir au-delà des apparences et d’être en contact réel avec l’Existence.  Les expériences-sommets nous permettent de toucher à la grandeur de l’Être. Elles sont vécues pleinement. Cette énergie qui réside en l’Être permet de voir les choses avec une grande lumière, avec un niveau de détails et de ressenti qui donne une énergie indescriptible.

L’Être est présent tout le temps, le jour comme la nuit, à tout moment je peux le questionner et entendre la pureté de son message et la clarté de celui-ci. Et ce, même si tout est embrouillé et que les pensées nous envahissent ou que le corps est meurtri. Il est là pour toutes les personnes qui entrent en contact avec lui. Les pauvres comme les riches, les bons comme les criminels, les gens en bonne santé comme les personnes malades.

Tous peuvent lui parler et il va leur répondre, quelles que soit les circonstances  de la vie. Qu’il se trouve au cœur de New York ou dans les forêts de la Polynésie. Il parle toutes les langues, il est à l’intérieur de toutes les formes et toutes les couleurs. Il est d’une disponibilité, d’une patience  et d’un amour. Il est en tout temps et en tous lieux. Il n’a pas d’histoire, mais a été là tout au long de l’histoire de l’univers et de l’humanité. Il était, Il Est et Il sera là dans le futur.

Toutes les personnes y ont accès, quel que soit ce qu’elles ont fait dans leur vie. Quelles que soient les plus grosses erreurs comme les plus petites. Il ne pardonne pas, il est pardon lui-même. Toute personne peut un jour s’adresser à lui et obtenir les réponses pures aux questions qui lui sont posées. Quel que soit si la personne se trouve digne ou non de s’adresser à lui. Si nous vivons à travers cet Être, nous devenons cet Être.

Nous pouvons autant vivre de grandes choses que Lui car vivre en l’Être c’est vivre dans la source de vie qui est en nous. L’humanité entière peut se retourner vers cet Être et faire en sorte que tout comportement soit rattaché à Sa source.

Même si nous pensons que l’humanité est folle et que les hommes sont fous, il y a ce potentiel qui existe de pouvoir vivre à la source de l’Être. C’est un choix, le libre arbitre de se tourner vers lui. Qu’il y ait les pires choses en l’être humain, il  y a la plus belle chose aussi. Selon ce que l’être humain choisit, il s’en suit des conséquences rattachées à ces choix. Dans l’expression l’être humain, il y a tout ce qui caractérise ce qui est humain et il y a aussi l’Être humain qui nous ouvre à toutes autres choses, à toute la beauté qui lui est accessible. Il reste juste à se tourner vers lui. Cette réponse vivante qui se manifeste.



dimanche 6 novembre 2016

Le Grand Savoir


Le grand savoir est le savoir de l’Être. C’est ce qui répond à toute question qu’on se pose, à tous les choix qu’on doit faire. Ce qui est déroutant dans la vie, c’est que nous posons rarement la question que nous avons à l’Être en soi. Nous essayons le plus souvent de répondre à nos dilemmes en effectuant des calculs rationnels, en mettant côte à côte des côtés positifs ou négatifs. Mais le plus souvent, nous choisissons ou répondons avec notre tête plutôt qu’avec notre Être.

L’Être en soi connaît toujours les réponses à nos questions. Il est d’une clarté impensable pour la tête. Il est un ressenti avec toute l’énergie qui est dans notre existence. Pour pouvoir percevoir la clarté de sa réponse, il faut être en contact avec lui. Ceci nécessite de faire taire toutes les pensées, rationnelles ou non. Une fois ces nuages dissipés, nous pouvons percevoir sa clarté étincelante.

Nous sommes constamment dans le brouillard des pensées et nous interprétons ce qui nous entoure par le filtre de cette brume épaisse. Si je fais ceci et que l’autre fait ceci, nous marchons comme des zombis. Alors comment pouvons-nous entrer en contact avec cet Être et percevoir que c’est effectivement lui, ou si on veut nous-mêmes, qui répond à la question ?

Tout d’abord, quand nous posons une question à l’intérieur de soi, il faut être dans un endroit calme, propice à pouvoir faire taire ces pensées dans notre tête. Après quelques respirations profondes et de calme, il faut balayer toutes les idées qui sont la cause de réflexions, de tensions intérieures, qui sont rattachées à des craintes, des angoisses, des manifestations physiques (contractions, mouvements du corps). Si nous ne pouvons pas être dans un endroit calme, il faut être conscient de se retirer et ne pas répondre spontanément sans avoir interrogé l’Être en soi.

Il est certain que nous pouvons répondre par l’Être, mais seulement si nous sommes calmes et étanches à ne pas laisser entrer le stress des autres ou même nos propres pensées intérieures qui peuvent nuire au contact de l’Être.  Si nous sommes suffisamment calmes, même dans des contextes de surstimulation, nous pouvons répondre par l’Être à ce moment.

Maintenant, si la réponse crée une énergie au niveau de la tête, que notre visage exprime la réflexion et que notre corps se met en mouvement en lien avec cette réflexion, c’est une certitude que ce n’est pas une réponse qui vient de l’Être intérieur. Si par contre, l’énergie qui répond vient de l’espace du cœur et qu’elle irradie tout le corps et qu’en même temps nous ressentons un grand calme intérieur, c’est que nous sommes directement connectés à cet Être. Nous sommes en contact direct avec Soi-même au-delà de la pensée. Nous sommes dans la zone lumineuse intérieure et ceci peut même se percevoir à l’extérieur. La confiance de la réponse est totale et elle inspire le corps et lui donne une telle luminosité que ceci se transmet à certaines personnes sensibles à cette énergie.

Quand par exemple je me demande si je dois acheter une maison, il y a plusieurs idées et pensées qui vont émerger en moi. Certaines vont provenir de ma tête et d’autres qui vont venir de l’Être. Tel un nuage de poussière qu’on fait voler dans les airs, les particules les plus lourdes vont se déposer plus rapidement au sol. Les idées qui viennent de l’Être ont plus de consistance et une force énergétique plus dense que toutes les autres idées qui s’éparpillent dans l’espace. Est-ce que je vais avoir assez d’argent ? Est-ce le bon temps pour acheter ? Et s’il y avait une crise ?

Certains parlent de bruits incessants dans la tête, la tempête des idées qui se bousculent en soi. Tout ceci ne peut qu’avoir pour résultat de se perdre dans des énergies inutiles. Certains parlent de la petite voix intérieure qui nous répond. Je l’appellerais plutôt la Grande Voix intérieure. Si elle semble petite, c’est qu’on l’entend à peine à travers ce cafouillis d’idées de toutes sortes. Plus nous dissipons les idées et plus elle s’élève en forme et en volume. Plus elle devient immense, telle la pleine lune dans un beau ciel étoilé.

Quand nous posons notre question et que nous sommes comme un lac calme, les paroles intérieures deviennent très claires et c’est comme si nous avions une conversation avec ce grand Sage, celui ou celle qui sait, celui ou celle qui possède le grand Savoir de notre âme. Ce Maître intérieur qui nous pave la voie à nos décisions de vie, c’est ce Soi en nous, c’est Dieu en nous. Ceci nous permet de savoir que nous avons toujours avec nous ce guide intérieur sur lequel nous pouvons compter, l’Être de lumière.



La présence dans l’action


Nous sommes des créateurs grâce à nos actions. Chaque geste que nous effectuons est une création unique, une onde envoyée dans l’univers. Par nos actions nous exprimons l’énergie vivante de la vie.

Nous avons tendance à valoriser certaines actions plutôt que d’autres. Nous focalisons notre attention sur un bon geste, un effort remarqué, une prestation extraordinaire de quelques prodiges. Nous avons toutefois une perception limitées des multiples actions que nous produisons nous-mêmes par milliers. Celles-ci ne sont pas ramenées au palmarès de l’impressionnable. Je crois que nous passons à côté d’une richesse incroyable que nous avons nous-mêmes.

Les simples actes de manger, boire, parler, marcher, écrire, respirer, penser, réfléchir sont des miracles de l’existence. Tous ces actes renferment dans leur manifestation le souvenir et l’actualisation d’une complexité formidable. Chaque geste représente une manifestation de la Vie, de sa vitalité. Il ne faut pas ramener ces actes à des banalités et à ce qu’on nomme trop facilement normal et sans grande importance. Toutes ces actions, les nôtres comme celles des autres autour de nous sont fascinantes. Elles sont une découverte et une redécouverte du vivant et de sa puissance à chaque instant.

Pour pouvoir avoir accès à cette richesse, il faut d’abord en prendre conscience. Il faut choisir volontairement en soi de ramener notre attention sur ces actions et entrer entièrement en elles  pour nous rapprocher de leur énergie vivante.

Pour ce qui est des actions autour de nous, nous pouvons nous rapprocher de leur substance en y prêtant une attention soutenue sans mobiliser d’autres actions physiques ou mentales qui obstruent  la clarté de celles-ci.

Pour réaliser les grandes choses que sont les actions, il faut sortir de nos habitudes quotidiennes de percevoir celles-ci comme sans grande importance. Il faut ouvrir en soi une nouvelle manière de voir la vie en retrouvant la nature réelle de nos actions. Quand la vie nous semble faire du sur place et qu’il n’y a rien sous le soleil comme le dit l’expression, que tout nous semble sans grande importance, prenons un temps d’arrêt. Prendre le temps de faire le calme en soi. Ceci va permettre d’être ouvert aux multiples manifestations de la vie et de redécouvrir que finalement celle-ci est beaucoup plus riche que nous le croyons.

L’intensité de la vie malgré les tracas


L’intensité de la vie se ressent quand nous sommes complètement dans une présence consciente. Cette présence est possible quand nous ne sommes pas obstrués par quelques tourments et tracas. Quand nous ne sommes pas occupés par quelques distractions qui captent notre attention.

Cette intensité se révèle par une présence pleinement énergétique de notre Être, de notre Soi intérieur. Notre monde imaginaire, notre discussion intérieure, nos pensées et désirs de toutes sortes nous empêchent d’être pleinement vivants. Les histoires que nous nous fabriquons, consciemment ou inconsciemment nous perturbent. Nos jugements sur notre état ou sur ce que nous vivons ainsi que nos anticipations détournent notre attention. Ceci nous empêche de nous nourrir à l’énergie de la vie.

L’intensité est rattachée à la puissance de notre vitalité et à ce qui est en ce moment. Souvent 20% de nos préoccupations nous empêchent d’être en contact avec 80% de ce qui est nourrissant, de ce qui est vivant. C’est comme si 20% qui est rattaché à nos perceptions empêchait la possibilité pour le reste d’exister pleinement.

Nous ne pouvons pas nous débarrasser facilement de nos tracas, ils se manifestent en nous, ils viennent et vont revenir constamment. Il s’agit de les voir se manifester en nous. Ils vont venir et revenir, quoiqu’on fasse. Maintenant, nous pouvons nous y accrocher, penser constamment à eux et faire du sur place. Ceci entraîne tôt ou tard une perte énergétique manifestée par des angoisses et des peurs constantes qui peuvent nous envahir.

Nous pouvons constater leur présence, sans les nier, mais en même temps nous ouvrir à deux autres réalités : La première, c’est que ces pensées ne sont que des pensées, qui vont venir et partir et revenir à nouveau. C’est comme un mouvement de va et viens. Tant que nous ne nous y accrochons pas, elles nous laissent des moments de répits, le temps où elles partent. L’autre réalité est de s’ouvrir au 80% de vitalité qui elle est disponible en tout temps. Le fait de nous y ouvrir et d’en prendre conscience nous permet d’élever notre intensité et ainsi de jouir de la vie. 

Les problèmes que nous vivons occupent certes des temps plus ou moins difficiles à vivre. Mais notre Être ne se limite pas à ces problèmes. C’est quand nous leur donnons trop de force, que nous leur accordons une importance démesurée, qu’ils nous vident et ne nous permettent pas d’exister dans notre pleine puissance. Les personnes qui ont découvert cette clé de l’existence retrouvent elles-mêmes leur vitalité et permettent, par leur attitude et leur positionnement, à la vie de s’écouler en eux et autour d’eux, sans cette résistance qui les contraindrait autrement.



mercredi 2 novembre 2016

Le calme de la pure conscience dans ce monde de mouvements et de bruits

Je crois qu’il serait merveilleux de pouvoir agir au quotidien dans le calme intérieur et en pleine conscience. Sans être perturbé par quelques pensées ou actions de nous ou des personnes qui nous entourent. Sans les attachements qui font que nous nous accrochons à tout ce qui passe. Tous ces attachements  entraînent la mobilisation d’énergies qui fait en sorte que nous nous fatiguons et nous nous épuisons. Le stress, les angoisses, l’anxiété, les peurs sont l’effet de ces attachements. S’ensuivent les crispations physiques, les pertes de vitalité et le décentrement. Comme il serait merveilleux d’être comme un lac paisible sur lequel se reflètent les actes de la vie, sans pour autant le perturber.

Les attachements à ce qui se manifeste en nous ou à l’extérieur de nous sont le fait de l’identification à ce qui se manifeste. La pleine conscience est une constatation sans attachement à ce qui est, c’est un état qui laisse les choses se produire sans leur apporter un jugement, sans nous les approprier, sans essayer de les contrôler.

Le stress par exemple est une conséquence d’un attachement aux pensées conscientes ou inconscientes qui provoquent une crispation du flux énergétique du corps et de l’esprit. Pour pouvoir sortir de l’attachement à ces pensées, il faut être attentif au langage du corps qui nous envoie de multiples messages. La source d’une pensée inconsciente auquel nous allons nous accrocher se manifeste par une onde vibratoire qui peut être perçue par le corps. Être attentif au langage du corps nous permet de ressentir qu’il y a une manifestation d’une tension biologique. Nous avons le pouvoir de nous dissocier de cet attachement. Faites l’expérience suivante: remplissez un verre d’eau ou un bol et jeter doucement un objet dans le contenant, qu’allez-vous constater de manière évidente ? Oui une perturbation à la surface. Il en va de même si vous effleurez la surface de l’eau avec votre doigt, de subtiles ondulations vont apparaître, mais pour les voir, il va falloir être attentif. Plus l’effleurement est subtil, plus il va vous falloir être attentif pour capter le mouvement à la surface.

Dans la vie quotidienne, il en va de même. Si je veux percevoir les ondulations subtiles créées par mes pensées, il faut que j’y sois très attentif. Attentif ne veut pas dire crispé ou tendu. Mais plutôt dans un état de contemplation sans effort. Voici donc la source de l’attachement aux pensées. Pour pouvoir se distancer de nos pensées, il fait prendre conscience de la présence de ces pensées, regarder celles-ci sans m‘identifier à elles. Ceci ne vient pas tout seul, encore faut-il pratiquer cet exercice. Plus nous sommes attentifs à nos mouvements intérieurs, plus nous sommes à même d’identifier la manifestation de ceux-ci et ainsi s’en distancer sans s’y attacher.

Mais voilà, cette attention est souvent perturbée ou plutôt masquée par le bruit incessant qui est présent. Il est certainement important de s’éloigner de ce bruit et de se retrouver dans un lieu calme pour favoriser une meilleure attention.  Mais pouvons-nous percevoir ces malaises intérieurs même lorsqu’il y a du bruit ? Nous avons souvent le réflexe de nous accrocher à ces bruits également. Un bruit est un bruit, un mouvement est un mouvement, des cris ou toutes autres actions perturbatrices sont ce qu’elles sont. Elles deviennent perturbatrices seulement quand nous nous laissons prendre à nous y accrocher. Une pensée peut avoir un bruit intérieur souvent beaucoup plus puissant que tout ce qui se meut à l’extérieur de notre tête. Dans le sens qu’elle peut occuper toute l’attention de notre cerveau. Oui c’est bien le fait de s’accrocher à ces bruits qui nous déconcentre. Toute la surface d’un lac calme reflète les multiples mouvements des oiseaux et des astres, le calme demeure toutefois sans mouvement, sans stress et sans ondulations.

Voici donc une porte qui peut nous aider à vivre le merveilleux du calme intérieur en toute circonstance. Il ne reste plus qu’à pratiquer ce pur état de conscience. Ainsi allons-nous nous ouvrir à la conscience pure de l’existence au-delà du bruit et du mouvement. Ainsi pourrons-nous être plus attentifs à ce qui se passe en nous et pouvoir demeurer sans attachement à ces manifestations.

Cet état de non-attachement ou non-identification à ce qui se passe permet d’être plus pleinement présent à tout ce qui se passe et à toute la subtilité de l’existence. Ainsi je peux, malgré tout le mouvement et toutes les responsabilités qui me sont demandées, être pleinement calme. Je peux ainsi ressentir les plus subtiles senteurs et nuances de couleur qui m’entourent, percevoir ce qui n’est pas perceptible par toutes les personnes qui sont prisonnières des mouvements et des bruits. Ceci me permet d’être dans cette vie en pleine présence sans obstacle, totalement disponible à ce qui est. Ceci me permet de ressentir la vitalité de mon existence. Ceci me permet de vivre plus intensément cette existence sans me laisser balloter par les vagues du mouvement et des actions.






La conscience: prise directe sur le vivant


Le pêcheur marche tranquillement sur le trottoir dans un quartier de sa ville natale mouvementé. Beaucoup de personnes déambulent devant lui. Il en croise quelques-unes qui se dirigent avec empressement vers il ne sait où. Même si personne ne parle, il peut lire les expressions subtiles de leurs conversations intérieures sur leur visage. Il se dit en lui-même :

« Comme ces gens semblent perturbés et habités par toutes sortes de préoccupations. Leurs pas les emportent vers quelques lieux et leurs pensées vers d’autres. Comme séparés entre un monde extérieur et un autre intérieur ».

Il se demande alors : « Suis-je différent de ces individus ? » et il fait rapidement le constat : « Non. Je suis comme ceux-ci et parmi ceux-ci. Je me balance entre cet « in » et cet « out», dans un mouvement incessant. C’est en référence à ce mouvement que je crois justifier ma vie. Je m’identifie à ce mouvement. Comme si c’était moi qui suis tantôt ce que je vois, ce que j’entends et toutes les idées que je crois être l’expression de ce que je pense. Je suis perturbé sans cesse et me perds dans tout ce bruit ».

Prenant une pause entre toutes les pensées qui défilent dans sa tête, il distingue cependant lui-même à travers tout ceci et il s’exclame avec une joie intense : « dans tout ce mouvement, il y a quelqu’un qui perçoit ce qui se passe. Il y a une présence qui voit tout et qui prend ce moment d’arrêt pour percevoir et ressentir. Serais-je celui qui perçoit ? Est-ce que c’est ce qu’on nomme la conscience en chaque Être qui se manifeste à cet instant précis ? ».

Continuant de marcher, il poursuit sa réflexion avec fébrilité en essayant de ne pas quitter sa concentration sur ce ressenti de conscience. Il en vient à constater : « La conscience est toujours présente en moi, je la ressens, elle demeure là. Les images extérieures, les événements de la vie, de ma vie et de celle des autres défilent par milliers devant moi et elle reste là sans en être affecté, sans bouger. Je pourrais faire le tour du monde, aller dans les lieux les plus spectaculaires, la conscience va demeurer présente sans bouger en tout temps. J’ai grandis, j’ai vieillis. Me voilà rendu au seuil de ma soixante-dixième année et pourtant la conscience n’a jamais vieilli. Des tempêtes peuvent se lever en moi, les multiples émotions que j’ai au quotidien peuvent venir et jamais la conscience va broncher d’un brin.

Ce que j’en comprends, c’est que la conscience n’est pas un jugement ou une appréciation de ce qui se passe devant moi ou en moi, elle est présence à ce qui se passe ou ne se passe pas. La conscience est là mais souvent je l’ai oublié, masquée par de multiples mouvements dans ma tête ou à l’extérieur de moi. C’est vrai pour moi et pour les tout le monde également. 

Alors puis-je dire que j’ai une conscience en moi et que je peux m’y référer quand j’en ai besoin ? Ou encore puis-je dire que je suis la conscience et que finalement celle-ci serait ce Soi, cet Être qui est en moi, Dieu en moi ? »

Après quelques minutes à marcher, le pêcheur arrive finalement devant chez lui, il entre et se sert un grand verre d’eau froide. Se dirigeant ensuite sur le balcon qui donne sur la cour arrière de sa petite maison, il s’assoie, quelque peu éreinté, dans sa bonne vieille chaise craquante. Le vacarme de la ville fait maintenant place au calme de son quartier. Seuls le son de petits oiseaux et de la brise effleurant les feuilles des érables se rendent jusqu’à ses oreilles.

Portant son verre à ses lèvres, il ressent aussitôt la fraîcheur de l’eau pénétrer lentement dans sa bouche, parcourir sa gorge, jusqu’à rafraîchir son estomac. Prenant conscience de ce simple geste, il exprime une longue expiration de profond soulagement. Au-delà de cette perception par ses sens, il plonge dans une méditation intérieure sur la richesse de cette eau et se dit : « Quand je bois de l’eau, il m’est possible d’avaler celle-ci en pensant à autre chose et en n’en faisant pas de cas. Pour plusieurs, il n’y a rien d’extraordinaire à prendre de l’eau. Cependant en ce moment, je songe à combien de personnes n’ont pas accès à une eau potable sur la planète. Combien de personnes vont s’empoisonner dans la minute car leur eau est pleine de coliformes et de produits chimiques. Combien de maladies sont propagées par les eaux. Mon verre d’eau prend une tout autre importance quand je prends conscience de la chance que j’ai d’y tremper mes lèvres sans craindre que ma vie soit en jeu. Cette eau contient aussi les minéraux nécessaires à mon organisme pour maintenir la vitalité de mes organes et de mes muscles. Elle provient d’une mécanique complexe de la nature qui, par sa grande générosité, me permet de vivre. Si je suis en vie, c’est grâce à ce verre d’eau. Sans compter toutes les infrastructures construites au fil des années par les êtres humains pour que je puisse m’abreuver de ce précieux liquide. Dorénavant, je me servirai de ma conscience pour être attentif à la grandeur des simples gorgées d’eau vitales à mon existence ». 
 


L’état d’émerveillement

L’homme : Je vous ai entendu parler de merveilleux à quelques reprises. Pouvez-vous m’en dire plus sur ce que vous entendez par émerv...